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C’est la saison des cerises, et comme ça ne dure pas franchement longtemps (de mi-mai à mi-juillet, en gros), autant en profiter! Comme à l’époque où je me servais de mon blog, Alzheimerpower, pour me rappeler des bonnes proportions à utiliser dans les plats que j’avais réussis, mais cette fois à la demande de Jika, je vais poster ici ma version de la recette du clafoutis aux cerises très légèrement retouchée d’après celle que j’ai tirée du livre “Les clafoutis de Christophe” (du nom du pâtissier Christophe Felder). Ce clafoutis régalera de 4 à 6 personnes (bon, nous on se le mange normalement à deux, en deux repas, mais si vous, vous voulez partager…). Le moule classique (idéal, si j’ose dire) pour le clafoutis est circulaire et a pour dimensions 26×18x5 cm, je vous recommande vivement de vous en procurer un pour cette recette; avec un moule différent, les proportions poseraient à peu près certainement problème. Comptez à peu près 15mn pour la préparation du clafoutis, plus 40 minutes pour la cuisson. Ingrédients: pour le moule: 50g de sucre 20g de beurre
Pour la préparation: 4 oeufs 110g de farine 90g de sucre 50cl de crème fraîche liquide 1/4l de lait 1 cuillérée à café de rhum brun 1 cuillérée à café de cointreau 1 sachet de sucre vanillé 1 pincée de sel 600g de cerises noires (pesées avec les noyaux)
1. Lancer le préchauffage du four à 220° (Thermostat 8) 2. Fouetter les oeufs avec les 90g de sucre, le sucre vanillé, le sel et la farine. 3. Ajouter le lait et la crème fraîche l’un après l’autre petit à petit, en fouettant assez énergiquement jusqu’à ne plus avoir de grumeau, puis verser le rhum et le cointreau. 4. Beurrer le moule avec les 20g de beurre, à la main; puis verser le sucre dans le moule, et faire tourner le sucre dans le moule pour qu’il s’accroche au beurre. Bien veiller à ce que les rebords, beurrés, reçoivent eux-aussi leur légère couche de sucre. A la fin, il reste toujours un peu de sucre qui ne peut plus s’accrocher nulle part, on le laisse au centre du plat. 5. Dénoyauter les cerises. 6. Déposer une couche de cerises au fond du moule : si tout va bien au niveau des proportions, toutes les cerises permettent de tapisser tout le fond du moule sans se chevaucher et sans laisser de trous importants entre elles. 7. Verser la préparation sur les cerises. 8. Faire cuire au four environ 40 minutes. Et hop ! 40 minutes plus tard (enfin, un peu plus, le temps de laisser le clafoutis tiédir voire refroidir complètement), c’est prêt !
Jeudi 11 Juin 2009 à 08h48 dans BouffePoster un commentaire
La première fois que j'ai sérieusement entendu parler de Battlestar Galactica, c'était par l'intermédiaire de Jika, qui me disait que Greg était fan (évidemment, si vous ne connaissez pas Greg (ou si vous connaissez un Greg, mais pas celui dont je parle), ni Jika, cette phrase n'est pas très intéressante pour vous). Jusque là pour moi, Battlestar Galactica, c'était la série de coffrets avec à chaque fois la blonde aux gros seins mise sur la couverture (cf mon montage ci-dessous, éloquent), une astuce racoleuse qui personnellement me fait plutôt considérer que le produit est mauvais puisqu'il a besoin de ce genre de packaging.
L'un de mes amis étant néanmoins devenu une pub vivante pour la série après l'avoir vue, et suite à une partie du jeu de plateau (qui fera peut-être l'objet d'un prochain billet) je me suis finalement décidé à y jeter un oeil, bien que je ne sois pas du tout client de l'ambiance "Space Opera".
Et il faut bien reconnaître que la série a, effectivement, des qualités: - Le contexte d’une façon générale : la population humaine, qui est parvenue à maitriser le voyage spatial, a établi des colonies sur 12 planètes baptisées du nom des 12 signes du zodiaque, mais la Terre paraît n’être plus qu’un mythe.
L’humanité, réduite à un peuple de réfugiés, se retrouve traquée par des nuées de cylons décidés à éradiquer définitivement ces quelques survivants, et se retrouve donc contrainte à errer sans fin dans l’espace, avec à ses trousses des méchants qui la harcèlent et lui imposent une cadence et une vigilance éreintantes. Une atmosphère subtile de suspicion plane aussi sur l’ensemble de la série, la confiance de chacun (y compris celle du spectateur) étant en permanence sur le fil vis-à-vis de certains personnages ambigus -attention le lien ci-contre contient un spoiler [spoiler](mention spéciale aux modèles Sharon Valerii, ex-humaine passée chez les cylons et cylon déclarée adoptée –difficilement- par les humains, et mon personnage préféré pour cette raison)[/spoiler], sans qu’on soit dans les retournements incessants et pénibles à la Alias.
- Les personnages : la définition des personnages est globalement très réussie. Quelques figures se détachent sur le devant de la scène, mais le nombre de seconds rôles est tel et leur importance si significative, que ceux avec qui j’ai abordé la question avaient tous des personnages favoris différents des miens : dans la richesse et la diversité des caractères, chacun a de quoi trouver son compte (et c’est ça l’important, private joke pour Julien et Jika).
- L’esthétique : des costumes aux décors spatiaux, en passant par l’intérieur des vaisseaux, l’esthétique de la série est globalement très réussies. Pas la moindre trace de kitsch à la Star Trek, on est dans une série sérieuse et les effets spéciaux sont crédibles et généralement invisibles malgré leur omniprésence, ce qui est pour moi une vraie qualité.
Le casting participe aussi de cette réussite : les acteurs apportent une touche de séduction appréciable que ce soit par leur charisme (le Cdt Adama et sa belle voix grave, par exemple), ou leur simple plastique, acteurs comme actrices étant tous notablement jolis sans que cela ne compense une interprétation déficiente comme c’est parfois le cas.
- Le générique : excellente idée d’inclure dans le dernier tiers du générique d’intro des flashs tirés de scènes qui apparaîtront au cours de l’épisode qui commence, sorte de teaser de dernière minute bien combiné à la musique, qui s’accélère alors et se fait tribale pour plonger le spectateur dans un état d’excitation bien pensé.
Ce même générique dont je viens de vanter les qualités va me servir de transition spleeeendide pour aborder à présent ce qui me déplaît dans la série : - la même intro pénible qui plante le décor en expliquant ce que sont les cylons est reprise systématiquement au début de chaque épisode. Pour les dix premiers épisodes, je peux comprendre. La première saison, passe encore.
Mais ça dure toute la série !!! Un conseil : gardez votre télécommande à portée de main quand vous lancez un épisode si vous ne voulez pas craquer. - Le duo Gaïus Baltar/ Caprica Six : ça s’améliore au fur et à mesure de la série, mais le duo formé par Gaïus Baltar et Caprica Six est vraiment à la limite du supportable. Leurs échanges rompent la continuité des épisodes, interrompant l’intrigue –qu’on a envie de suivre- par des apartés dont en plus la connotation sexuelle est vraiment déplacée dans l’ambiance générale de la série. Et ça, sans compter que chacune de ces scènes est systématiquement accompagnée par un thème musical super pénible ; tiens d’ailleurs, c’est le même que celui qui accompagne la fameuse intro à zapper au début de chaque épisode dont je parlais plus haut, c’est bien la preuve.
- L’absence d’humour : ouais, bon évidemment on est dans un contexte dramatique et tout, mais un peu d’humour n’aurait pas fait de mal. Là le seul personnage un peu orienté « humour » est le susmentionné Gaïus Baltar, mais le type d’humour choisi par les auteurs -le ridicule- n’est lui, pas du tout approprié par rapport à l’ambiance de la série, et tombe à plat. Voilà, je mets le doigt dessus en l’écrivant, en fait ce qui manque à la série plutôt que de l’humour, c’est de l’esprit.
- Le « plan » des cylons, qui semble franchement fumeux. Au départ, j’avais prévu d’écrire cet article uniquement sur la première saison de BSG. Mais vu le rythme auquel j’écris, comparé au rythme auquel on a visionné les épisodes avec Marion, on en est à l’amorce de la 4esaison, et on aura peut-être fini-fini lorsque j’aurai enfin l’occasion de publier le billet. Ben figurez-vous que mon opinion valait déjà à la fin de la première saison, le supposé plan des cylons paraissant franchement bien compliqué alors que des méthodes plus simples auraient permis d’arriver aux mêmes fins. -attention le lien qui suit contient un spoiler [spoiler]Si le but était d’éradiquer littéralement l’espèce humaine, on ne comprend pas trop pourquoi les cylons ont tant de mal à finir la flotte menée par le Galactica, alors qu’ils ont des agents infiltrés à bord et des moyens infiniment supérieurs. Si le but était d’arriver à engendrer un enfant mi-homme, mi-cylon, est-ce que ça n’aurait pas été plus facile de tenter leurs expériences lorsque les humains ne savaient pas encore que les cylons avaient réussi à prendre une apparence humaine ? Notamment, si l’ingrédient qui fait la différence est bien l’amour que se porteraient les parents, l’anéantissement de la civilisation de l’un par le peuple de l’autre ne semble pas très adroit…[/spoiler]
Arrivé à la fin de la 3esaison, mon opinion reste inchangée (les plans des cylons sont fumeux), même si son objet lui, est différent : si les cylons avaient un plan au départ, celui-ci semble avoir franchement complètement dévié au fur et à mesure des épisodes, puisque les cylons ne semblent plus du tout poursuivre le même but qu’au départ. La 4esaison révèlera sans doute ce qu’était le plan réel des cylons à l’origine, mais apparemment, tous les cylons n’étaient pas au courant ! ^_^
- Pas mal de trucs un peu énormes qui nuisent à la crédibilité de l’ensemble (l’apparition en masse d’un modèle de cylon une fois qu’il a été démasqué comme tel alors qu’il était totalement absent dans les discussions mettant en scène les cylons jusque là ; l’acharnement des humains à tirer stupidement sur les centurions (les robots cylons) avec des munitions régulières alors qu’ils savent que seules les armes explosives leur font quelque chose ; la nullité au tir des cylons qui rendent les batailles sans enjeu…).
Pour conclure, cette série a pour moi des défauts un peu agaçants, qui m’empêchent d’adhérer vraiment et de m’en faire devenir fan. Mais vu l’enthousiasme qu’elle a provoqué chez les autres personnes que je connais qui se sont lancées dedans (Greg –dont je ne connais pas plus l’avis sur cette série sinon qu’il est fan, et qui répondra sans doute en commentaire, Michel –selon qui la série « roxxe du poney », puis Marion –qui m’en aura fait voir une saison par semaine, grosso modo, à raison de 3 épisodes par soir, quittes à se coucher à 01h30 tous les jours) et ma propre réception mitigée mais globalement positive, je recommande au moins d’y jeter un œil, c’est quand même une série sympathique.
Jeudi 28 Mai 2009 à 23h37 dans SériesPoster un commentaire
Rio ne répond plus est la suite des aventures de l’espion français Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, après Le Caire, nid d’espion. Evidemment, comme je n’ai aucune mémoire, je ne me souviens plus de rien de ce premier film (sorti en 2006), sinon que j’avais trouvé ça étonnamment bien, rigolo et original. Parodie de films d’espionnage, Le Caire nid d’espions avait réussi à coupler un large succès public (2,2 millions d’entrées) avec un bon accueil critique.
Cette fois encore c’est Jean Dujardin qui incarne le personnage de roman créé par Jean Bruce dans les années 1950. Parfait pour le rôle, il assume à nouveau avec brio la personnalité extravagante, l’assurance démesurée de l’espion, non seulement en tant que professionnel sûr de sa compétence, mais aussi comme simple français, fier comme un coq et sûr de sa supériorité sur le reste du monde comme l’était la France du Général de Gaulle.
Dans cet épisode, qui se déroule en 1967 (l’occasion de placer pas mal de références au mouvement hippie, la paix, l’amour libre, l’émancipation de la femme… et bien sûr la situation au proche-orient avec la délicate situation de l’état d’Israël), OSS 117 est envoyé à Rio pour récupérer auprès d’un ancien officier nazi réfugié au Brésil après la guerre, un microfilm sur lequel figurent les noms d’anciens collabos français en échange d’une mallette truffée de dollars.
Michel Hazanavicius réussit une nouvelle fois son pari, avec une réalisation esthétiquement très réussie, évoquant efficacement l’époque à laquelle se déroule le film (via un travail sur les costumes, les décors, le grain de l’image et même une certaine façon de (mal) jouer ou de filmer (le multi-split de l’écran par contre, ne m’a pas séduit). L’humour est omniprésent, à différents niveaux : premier degré (l’attitude grotesque d’OSS 117), l’absurde (la scène du crocodile, énorme), le quinzième degré (les blagues racistes, sexistes ou antisémites). Les dialogues écrits avec Jean-François Halin sont une réussite et même si globalement, on est dans l’humour volontairement lourd -qui n’est pas forcément du goût de tout le monde- ce deuxième OSS 117 m’a fait une fois de plus passer un bon moment, avec de nombreux sourires et quelques éclats de rire, ce qui, pour une comédie, est une réussite.
Samedi 16 Mai 2009 à 11h46 dans Ciné3 commentaire(s)
Oh, cette page a une toute nouvelle tête! C'est vrai, j'ai changé la maquette du blog, pour la rendre plus lisible, parce que là certains de mes textes apparaissaient en noir sur fond sombre, c'était pas vraiment optimal.
Ce changement de look est aussi pour moi l'occasion d'annoncer la naissance de Même Esprit , une plate-forme de blog sur laquelle j'écrirai également désormais. L'idée c'est que l'un des gros contributeurs potentiels de cette page (Jika) ne pouvait pas s'y connecter depuis... on va dire depuis n'importe où; mais comme l'envie d'écrire lui a repris, il a mis en place (au prix de bien des efforts (et de 60€ par an)) cette page dans laquelle je vais reporter tous mes billets repris d'ici, et sur laquelle je publierai aussi tout ce que je publie ici.
Enfin, en tous cas, j'essaierai de tout poster en double, on verra combien de temps j'arrive à m'imposer ce boulot supplémentaire (mais pour l'instant Kazeo semble très bien prendre la copie litérale de mes textes de là-bas, donc c'est limite indolore)...
Le concept de Même Esprit est plus communautaire que celui de ce blog dédié à l'origine à la sauvegarde de ma propre mémoire; Pierre/ Taupo étant parti poster (une fois par jour quand même Oo) sur SAAFT, je ne t'en voudrais pas à toi non plus ô fidèle autre lecteur de cette page, d'aller rejoindre la bande sur Même Esprit, sur lequel tu trouveras de plus nombreuses réactions à tes billets qu'ici.
Lundi 04 Mai 2009 à 20h12 dans La lifePoster un commentaire
Comme nous avions tous les deux posé un jour de congé, Marion et moi sommes allés visiter la Galerie Daniel Templon.
Il nous a fallu faire l’aller-retour dans la rue Beaubourg avant de trouver l’entrée de la galerie, qui depuis la rue est pratiquement indécelable : comme la galerie se trouve au fond d’une petite cour, c’est par une porte cochère tout ce qu’il y a d’ordinaire qu’il faut passer depuis la rue, et si on ne sait pas que la galerie se trouve derrière… on ne peut pas la trouver (il y a quand même une petite plaque « Galerie Templon », mais c’est un peu juste). En même temps, étant donnée la notoriété de la galerie, je pense qu’ils n’ont pas à craindre pour leur fréquentation, d’autant que l’entrée est gratuite (donc, qu’il y ait 100 pékins ou 2 par jour, ça leur en touche l’une sans bouger l’autre, comme disait ma grand-mère). La galerie exposait une dizaine de photos en très grand format (environ 1m50×2m) tirées de la série Beneath the roses (Sous la surface des roses). Ces photos sont assez représentatives du travail de l’artiste : hyperréalistes par le thème qu’elles abordent (la solitude, l’incommunicabilité, le quotidien dans ce qu’il peut avoir de plus sordide… on est bien « sous la surface des roses », derrière le masque plaisant arboré en société), elles sont aussi paradoxalement surréalistes par leur atmosphère. Crewdson prépare en effet chacune de ses prises avec un soin méticuleux (que l’intéressant livre présentant l’intégralité des œuvres de la série, et posé à l’entrée de la galerie, permet d’entrevoir), reconstituant parfois en studio les décors qu’il a sélectionné, employant de multiples projecteurs pour diffuser exactement la lumière souhaitée sur chaque élément… Ce soin apporté à la composition et à l’éclairage des scènes leur donne un aspect très cinématographique (on pense parfois aux ambiances des films de David Lynch), mais aussi un côté artificiel (clairement intentionnel).
La qualité technique des œuvres de Crewdson est donc généralement remarquable, mais cette maîtrise technique ne suffit pas à emporter mon enthousiasme, encore moins mon admiration : il y a bien une poignée de photos que j’ai trouvé réussies sur l’ensemble de celles que j’ai pu voir depuis cette visite (la dizaine présentée à la Galerie Templon n’étant pas particulièrement séduisante d’ailleurs), mais dans l’ensemble, si je vois bien pourquoi l’œuvre de Crewdson est rapprochée de celle d’Edward Hopper, mon avis est qu’alors que la peinture de Hopper invite à une douce mélancolie, la photographie de Crewdson instille, elle, plutôt le désespoir, voire le dégoût par certains de ses aspects les plus crus et manque cruellement de poésie.
Et finalement, alors que les ambitions de Crewdson et ses références avaient tout pour faire de moi un fan, je suis finalement resté sur ma faim. Dommage donc, même si son travail reste intéressant et que je vous invite quand même à y jeter un oeil, j’en espérais davantage.
Lundi 04 Mai 2009 à 19h33 dans ExpoPoster un commentaire
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